Publié dans photographie, sculpture

Karine Verdier et Martin Dawson

Karine Verdier a débuté son parcours créatif à l’adolescence par le dessin, en autodidacte : des paysages et natures mortes aux crayons noirs et à l’encre de Chine ; puis au fusain. Plus tard elle s’est tournée vers la peinture sur verre et sur miroir, la gravure sur verre et ensuite la peinture acrylique sur différents supports. Elle pratique également la photographie. Ses préférences vont à la macro, les paysages et l’animalier.

En 2016 elle s’est essayée à la sculpture sur bois, une petite chouette a pris forme. Cette première approche du bois lui a procuré une grande satisfaction. Elle est très sensible à la douceur et la chaleur de cette matière. Elle tire essentiellement son inspiration de la nature, qui est à ses yeux une source inépuisable de création.

La plupart de ses sculptures sont constituées de courbes et d’ondulations généreuses. Elle espére que la découverte de ses sculptures se fera par le biais du coeur et des émotions.

Martin Dawson est un artiste dont le travail est en constante évolution. Il a commencé sa carrière de photographe professionnel dans un studio publicitaire dans le Yorkshire, au nord de l’Angleterre où il a exploré les différents aspects de la photographie commerciale à l’époque des tirages argentiques. Cependant il a toujours eu une prédilection pour la photographie d’art. Au début, il ajoutait de la couleur à la main à ses tirages en noir et blanc.

Désormais, les techniques de post-traitement numérique lui permettent de jouer sur une palette limitée de couleurs et confère à ses œuvres une qualité picturale qui évoque la peinture. Celles-ci sont empreintes d’un certain impressionnisme graphique. Son style continue à évoluer et ne se cantonne pas à la pure photographie.

Ses voyages photographiques l’ont amené d’Angleterre vers la Chine et la Californie pour finir dans le sud de la France, où il peut s’adonner à sa fascination pour les effets de lumière sur les paysages d’Occitanie.

Publié dans aquarelle, céramique

Mireille Rudelle, Richard Boutin

Mireille Rudelle est née à Versailles en 1965, elle a grandi dans le Var où elle a suivi 10 ans de formation aux arts plastiques auprès du sculpteur Gabriel Cotel. Elle vit depuis 1998 à Narbonne dans l’Aude et elle y a réalisé de superbes aquarelles dépeignant la ville historique.

Les œuvres exposées au Coin d’Art sont plus intimistes et personnelles : « L’expression picturale que je propose puise son inspiration dans la Montagne Noire, plus précisément autour de la prise d’Alzeau, une des sources du Canal du Midi. Imaginée au 17e siècle par Pierre-Paul Riquet, la rigole de la Montagne Noire court accompagnée d’un chemin prévu dès l’origine pour faciliter l’entretien de l’édifice. En bordure, une plantation d’arbres forme un rideau au travers duquel apparaît la forêt de hêtres qui joue avec les lumières. C’est au fil des saisons et des lumières que je marche là, regard suspendu entre ciel et terre, temps et espace oubliés, dans la surprise de voir. J’ai choisi de développer une écriture picturale en résonance avec les sensations et les émotions procurées par ces visites. »

Richard Boutin vit sa découverte de la céramique comme un « déclic de la quarantaine ; l’appel de la terre devient une évidence ». Son atelier est un lieu d’explorations où il aime expérimenter, prendre des risques et jouer à l’apprenti sorcier.

« Cette année, la terre est une boule de vie, qui entre mes mains, prend forme. Je laisse mes mains se mouvoir jouant de pressions et de relâchements. Mes pièces naissent ainsi, d’un geste, d’une émotion. Elles ne sont ni parfaites ni régulières. Elles se révèlent à travers leurs cabosses, leurs écorchures et griffures […] Je fabrique les émaux, potion colorante, afin de donner couleur et luminosité à la pièce. L’éclaboussure est ma musique intérieure, impulsion du moment. Je tourne, tournasse mes créations, les anime en les émaillant.  »