Publié dans céramique, gravure, pastel

Gérard Jan et John Sheppard

 

Gérard Jan, né en 1961 a étudié la gravure aux Beaux Arts de Toulouse de 1979 à 1985, dans l’atelier de René Izaure. Ce dernier lui a transmis d’une part les techniques de l’eau-forte  et de l’aquatinte qu’il combine volontiers, et d’autre part son goût pour les paysages méridionaux habités par les saules, les cyprès, les canisses, les collines et le vent.  Après avoir exercé le métier de taille-doucier et travaillé entre autre pour l’édition, il découvre le pastel dans les années 90 et poursuit parallèlement une recherche autour du monotype.

Depuis 2006, il multiplie les séjours en Italie où il se passionne pour la renaissance italienne à Florence et pour la Rome antique. « J’aime traduire cette impression de nonchalance palpable, propre au caractère méditerranéen. J’ai voyagé pour peindre, comme je peins pour voyager, sur les traces de Corot, Valenciennes et Piranèse. » Il ne cesse de revenir sur les vestiges du passé sur lesquels il porte un regard original.

John Sheppard, est arrivé en France en 1997 pour y vivre une existence plus tranquille. Il a commencé à travailler la céramique, avec l’intention de produire des poteries destinées à un usage quotidien : pichets, bols, assiettes. Au fil du temps, John s’est mis à réaliser des œuvres uniques sur commande, notamment pour célébrer des événements clés de la vie. Il s’est également mis à créer des œuvres destinées à être exposées.

Ces dernières années, le plaisir d’essayer de nouvelles idées et techniques l’a amené a travailler sur des finitions sans brillance soulignant le caractère et la couleur de l’argile. Ces pots ont tous été tournés, assemblés, engobés à la terre sigillée, cuits puis émaillés et recuits à 1030°C, et finalement  légèrement fumés et polis grâce à un processus de cirage à chaud. Plus récemment, après avoir expérimenté avec des ajouts sculptés à certaines de ses pièces tournées, il a décidé de travailler sur des œuvres purement sculpturales.

Publié dans acrylique, aquarelle, céramique

Anne-Marie Piombo et Christine Spence

Anne-Marie Piombo a déjà exposé au Coin d’Art en 2016. Nous avons le grand plaisir de l’accueillir à nouveau.  Elle pratique la céramique avec passion depuis plus de 20 ans. En 1993, elle crée le marché des potiers de Sallèles d’Aude, puis celui de Gruissan, de St- Pierre-la-Mer et enfin celui de Narbonne. Grâce à ces initiatives, elle fait la connaissance de nombreux céramistes et fréquente les meilleurs ateliers.

Plus récemment, elle découvre le rakù, cette méthode de cuisson inventée au Japon au XVIème siècle et s’épanouit dans l’exploration de cette technique ancestrale ou « être » et « terre » se mêlent. Aujourd’hui elle l’enseigne dans son atelier de Narbonne.

Christine Spence a étudié au Collège d’Art de Hornsey en Angleterre. Elle a d’abord exercé le métier de graphiste pour une importante entreprise internationale à une époque où tous les effets visuels étaient réalisés à la main au marqueur. La progression s’est faite naturellement vers l’aquarelle qui était depuis toujours son medium préféré. Depuis, elle a exploré divers modes d’expression allant du dessin, à l’acrylique, à la peinture à l’huile et à des techniques mixtes.

Elle a été professeur d’art dans l’enseignement secondaire et supérieur dans le comté d’Hertfordshire avant de créer son propre atelier où elle peint et donne des cours. Elle passe désormais une grande part de son temps dans une cave à vin qu’elle a convertie et restaurée avec son mari en Languedoc et elle puise son inspiration dans les paysages, les gens et la culture de cette région. Les fleurs, les paysages, le portrait, les natures mortes, tout l’intéresse et lui permet de mettre en pratique son expérience et de transmettre son savoir-faire.

 

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Anne-Marie Piombo showed her work at le Coin d’Art in 2016 and we are very pleased to be able to welcome her back again. She has been making ceramics with enthusiasm for the past 20 years.  In 1993 she set up the Potters’ Market in Sallèles d’Aude, then similar markets in Gruissan, St- Pierre-la-Mer et finally that in Narbonne. It is thanks to these initiatives that she has come to know many different potters and has been able to visit many excellent workshops.

More recently she has been working in raku, that style of pottery invented in Japan in the 16th century and has found fulfilment in the exploration of this ancient technique.  She also offers raku classes in her workshop in Narbonne.

Christine Spence studied at Hornsey College of Art in England.  Initially she worked as a a graphic designer for a large international company at a time when visual images were created by hand with marker pens.  She went on to work in watercolour which has always been her favourite medium and has continued to explore a variety of mediums from drawing to oils, acrylic and printmaking.

She worked as an art teacher in secondary schools and colleges in Hertfordshire before creating her own studio where she continues to paint and to run courses.  She spends a large part of each year in the Languedoc where she and her husband have converted a former wine cave.  She takes her inspiration from the landscapes, people and culture of the region. Everything interests her and enables her to put her artistic experience into practice and to communicate her skills.

 

Publié dans aquarelle, céramique

Mireille Rudelle, Richard Boutin

Mireille Rudelle est née à Versailles en 1965, elle a grandi dans le Var où elle a suivi 10 ans de formation aux arts plastiques auprès du sculpteur Gabriel Cotel. Elle vit depuis 1998 à Narbonne dans l’Aude et elle y a réalisé de superbes aquarelles dépeignant la ville historique.

Les œuvres exposées au Coin d’Art sont plus intimistes et personnelles : « L’expression picturale que je propose puise son inspiration dans la Montagne Noire, plus précisément autour de la prise d’Alzeau, une des sources du Canal du Midi. Imaginée au 17e siècle par Pierre-Paul Riquet, la rigole de la Montagne Noire court accompagnée d’un chemin prévu dès l’origine pour faciliter l’entretien de l’édifice. En bordure, une plantation d’arbres forme un rideau au travers duquel apparaît la forêt de hêtres qui joue avec les lumières. C’est au fil des saisons et des lumières que je marche là, regard suspendu entre ciel et terre, temps et espace oubliés, dans la surprise de voir. J’ai choisi de développer une écriture picturale en résonance avec les sensations et les émotions procurées par ces visites. »

Richard Boutin vit sa découverte de la céramique comme un « déclic de la quarantaine ; l’appel de la terre devient une évidence ». Son atelier est un lieu d’explorations où il aime expérimenter, prendre des risques et jouer à l’apprenti sorcier.

« Cette année, la terre est une boule de vie, qui entre mes mains, prend forme. Je laisse mes mains se mouvoir jouant de pressions et de relâchements. Mes pièces naissent ainsi, d’un geste, d’une émotion. Elles ne sont ni parfaites ni régulières. Elles se révèlent à travers leurs cabosses, leurs écorchures et griffures […] Je fabrique les émaux, potion colorante, afin de donner couleur et luminosité à la pièce. L’éclaboussure est ma musique intérieure, impulsion du moment. Je tourne, tournasse mes créations, les anime en les émaillant.  »