Publié dans aquarelle, céramique

Mireille Rudelle, Richard Boutin

Mireille Rudelle est née à Versailles en 1965, elle a grandi dans le Var où elle a suivi 10 ans de formation aux arts plastiques auprès du sculpteur Gabriel Cotel. Elle vit depuis 1998 à Narbonne dans l’Aude et elle y a réalisé de superbes aquarelles dépeignant la ville historique.

Les œuvres exposées au Coin d’Art sont plus intimistes et personnelles : « L’expression picturale que je propose puise son inspiration dans la Montagne Noire, plus précisément autour de la prise d’Alzeau, une des sources du Canal du Midi. Imaginée au 17e siècle par Pierre-Paul Riquet, la rigole de la Montagne Noire court accompagnée d’un chemin prévu dès l’origine pour faciliter l’entretien de l’édifice. En bordure, une plantation d’arbres forme un rideau au travers duquel apparaît la forêt de hêtres qui joue avec les lumières. C’est au fil des saisons et des lumières que je marche là, regard suspendu entre ciel et terre, temps et espace oubliés, dans la surprise de voir. J’ai choisi de développer une écriture picturale en résonance avec les sensations et les émotions procurées par ces visites. »

Richard Boutin vit sa découverte de la céramique comme un «  déclic de la quarantaine ; l’appel de la terre devient une évidence ». Son atelier est un lieu d’explorations où il aime expérimenter, prendre des risques et jouer à  l’apprenti sorcier.

« Cette année, la terre est une boule de vie, qui entre mes mains, prend forme. Je laisse mes mains se mouvoir jouant de pressions et de relâchements. Mes pièces naissent ainsi, d’un geste, d’une émotion. Elles ne sont ni parfaites ni régulières. Elles se révèlent à travers leurs cabosses, leurs écorchures et griffures […] Je fabrique les émaux, potion colorante, afin de donner couleur et luminosité à la pièce. L’éclaboussure est ma musique intérieure, impulsion du moment. Je tourne, tournasse mes créations, les anime en les émaillant. »

Publié dans art textile, broderie, découpages, sculpture

Jacques Saint-Martin

Jacques Saint-Martin, après une longue et riche carrière comme enseignant à l’Ecole des Beaux Arts de Tourcoing, réinvente l’art de la broderie grâce à une savante synthèse entre un art traditionnel qu’il maîtrise à merveille  et le traitement informatique de la forme. Il a aussi le talent de décrire avec clarté sa démarche esthétique.

 «  Dans mes œuvres, je tente de créer une dynamique vibratoire, par des zones de calme, d’autres de turbulence. Au fil de la réalisation, j’invente, je revisite, j’imbrique des points de broderie par plans multiples avec pour unique préoccupation de répondre aux problèmes posés à chaque instant. En un mot, j’encourage en permanence un « Chaos organisé » […] Je fais souvent appel à une certaine forme d’illusion entre les graphismes et les fonds peints et brodés pour inciter le spectateur à venir voir de plus près, je suscite ainsi une proximité physique, une lecture plus active et plus volontaire de l’œuvre et par là même une complicité entre ceux qui regardent et moi.Je crée des répétitions dans les formats et les dimensions, pour mettre en évidence l’effet sériel mais aussi pour contraindre l’œuvre en délimitant clairement sa surface d’expression.Les vibrations recherchées par les motifs souvent récurrents incitent l’œil à voyager dans la broderie sans pouvoir se figer sur une vision globale pourtant existante en premier contact. Il me semble par cela que plusieurs visites sont nécessaires à celui qui regarde, pour lui permettre de mémoriser l’œuvre et se l’approprier. »

Depuis 1987, Jacques Saint-Martin  a exposé ses œuvres dans de nombreux musées et galeries en France, mais aussi au Canada, en Allemagne,  en URSS  et aux U.S.A. Il vit actuellement en Ariège.