Posted in expo collective

Expo de fin d’année

Chaque année la galerie présente son exposition collective de fin d’année et donne ainsi l’occasion à ses membres de montrer leurs talents.

Cette année le thème est « Pont ».

Les artistes laisseront libre cours à leur imagination car ce sujet se prête à toutes les interprétations. Cette année plus de 20 artistes, venus de France, d’autres pays européens et même d’Amérique et qui vivent aujourd’hui dans le Minervois participent à cet évènement. Leurs œuvres ont été inspirées par la région et ses habitants.

Vous découvrirez une sélection d’œuvres utilisant divers media : aquarelles, huiles, acryliques, photographie, sculptures et céramiques, ce qui constitue une exposition intéressante et stimulante.

Vous trouverez également, un bel assortiment de cartes, de calendriers et d’impressions à des prix abordables.

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Every year the gallery presents a collective exhibition at the end of the year to showcase the many talents of its members.

This year the theme is “Bridge”.

Artists have let their imaginations roam freely to interpret the theme in different ways. This year more than 20 artists will be showing work: they come from different parts of France, Europe and even America but all have chosen to live in or near the Minervois.  Their work is inspired by the region and the people who live here.

You will find works in many different media: watercolour, oil, acrylic, photography, sculpture and ceramics making up an interesting and stimulating exhibition.

You will also find an assortment of cards, calendars and prints at very affordable prices.

Posted in arts plastiques, peinture

Tatiana Rosenblat et Stéphane Peltier

Tatiana Rosenblat,  après les Beaux Arts, a poursuivi sa formation au Conservatoire des Ocres de Roussillon et au Museu Moli de paperer de Capellades en Espagne, centre de référence et de transmission des techniques traditionnelles liées au papier.

Voici plus de vingt ans qu’elle travaille des pâtes à papier qu’elle fabrique elle-même à partir de textile recyclé, de lin ou de coton. Elle puise son inspiration dans la nature. Le bois, la terre, la pierre stimulent son imagination.

L’urgence des enjeux environnementaux l’interpellent : « plus que jamais nous sommes liés à tout ce qui nous entoure. C’est dans cet état d’esprit que j’ai conçu cette série “Imbriquée”,  à la recherche d’un équilibre entre la réalité et l’illusion, entre le papier et le métal,  entre plusieurs perceptions, puisque certaines pièces peuvent  se présenter de différentes façons et même s’affranchir des notions dites picturales ou sculpturales ».

Tatiana est installée à Capestang. Son atelier se veut un lieu de « monstration », d’initiation et de stages ouvert aux jeunes générations auxquelles elle aime transmettre son goût pour le recyclage créatif.

Atelier : dans le cadre de l’exposition, Tatiana proposera deux ateliers d’initiation à la fabrication du papier le dimanche 20 octobre de 10h30 à 12h et de 15h à 16h30 (si conditions météo favorables).

Tarif :10 euros. réservation conseillée

Stéphane Peltier a suivi un cursus universitaire consacré aux arts plastiques couronné par un doctorat consacré à l’esthétique et aux sciences de l’art. Parallèlement il pratique la peinture, la vidéo et le cinéma expérimental. Il vit et travaille à Auch. Voici comment il décrit son travail actuel :

« Il m’a fallu un certain temps (une trentaine d’années) pour comprendre que ma peinture est portée par la recherche d’un lieu, d’une possibilité d’habiter le monde. Mais il faudrait parler plutôt d’invention d’un lieu. Car la mémoire est mon outil, ou s’entassent motifs et fragments de réalité, impressions et traces de vision associant un lieu, un moment, une image. Ma peinture est une forme d’anamnèse, la reconstruction d’un souvenir : une fiction.

Je travaille sur la série des “Boiseries”, que je présente ici, depuis l’été 2017. Initiée par des études sur la saturation de l’espace et le poncif du fond végétal destiné à accueillir un portrait, le motif de la forêt est devenu le sujet principal. Le végétal prolifère, dans un traitement volontiers décoratif et artificiel.

Mais il ne s’agit pas de paysage ; il s’agit d’égarement, et d’enveloppement : comme on se perd en forêt. Forêts ou lisières qui relèvent aussi bien de l’artifice du papier peint, accueillent le regard, et l’inquiètent. Une fausse nature, ambiguë, quelque part entre les tropiques rêvés Paul et Virginie et l’inquiétude de nos peurs d’enfants, celles du Petit Poucet.

Mémoire personnelle de voyages anciens peut-être, d’îles, de forêts primaires et tentative en peinture de réinventer ce lieu. Il s’agit de séduction. Lieu proche, mais frontal et inaccessible ; impénétrable et inhabitable, comme semble le dire la présence étrange et extérieure de ces figures plaquées, improbables dryades, comme en exil ».

 

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Tatiana Rosenblat, after art school, continued her training at the Conservatoire des Ocres de Roussillon and at the Museu Moli de Paperer de Capellades in Spain, the main centre of information and teaching of traditional techniques for working with paper.

She’s now been working with paper pastes for 20 years, which she makes from recycled textiles, mainly linen and cotton.  She draws her inspiration from nature: wood, earth and stone all stimulate her imagination.

Urgent environmental issues also challenge her: “More than ever we are linked to everything around us.  It’s from this perspective that I conceived this series of sculptures which I have called Imbriqu­ée  (Intertwined), looking for a balance between reality and illusion and between paper and metal, between various perceptions because some pieces can present themselves in different ways and even break free from ideas of picture or sculpture.”

Tatiana lives in Capestang and her workshop is a place where she initiates and trains the young generation whom she wants to influence to share her enthusiasm for creative recycling.

Workshop : as part of the exhibition, Tatiana is offering 2 workshops to introduce you to making paper.Sunday 20th October 10.30-12 and 15.00 – 16.30 (weather permitting).

Cost: 10 euros, reservation advised.

St­éphane Peltier followed a path at University dedicated to art followed by a doctorate in aesthetics and the science of art.  At the same time, he was painting and making experimental video and film.  He now lives and works in Auch and this is how he describes his current work: “I needed some considerable time (around thirty years) to grasp that my painting is inspired by researching a place.  But really, I should speak of inventing a place because memories are my tools: motifs, fragments of reality, impressions, glimpses of visions associated with a place, a moment, an image.  My painting is a kind of anti-amnesia, the reconstruction of a memory: a fiction.

I’ve been working since 2017 on the series Boiseries (Woodwork) which I am showing in this exhibition.  Starting with studies for completely filling a space and with the image of a background of greenery to form the basis for placing a portrait, the motif of the forest itself became the principle subject.  Vegetation proliferated, with a treatment deliberately decorative and artificial.  But it wasn’t a landscape, it was a wildness and becoming enshrouded in it – as if one were lost in the forest.”

 

 

Posted in arts plastiques, assemblages, photographie

Cyrielle Riba et Rainer Pickel

Cyrielle Riba est photographe autodidacte, professionnelle depuis 2012. Elle réalise et expose en solo ou en collectifs d’artistes des séries aux titres évocateurs et mystérieux :  Danse et Décadence , du métal et des liens dans la peaumise à nueStreet Art, Catharsis. Sa prochaine exposition au Coin d’Art donne à voir sa fascination pour l’inconnu : « Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours laissé vagabonder mon esprit à imaginer la vie des inconnus que je croisais sur mon chemin. Inventer leur histoire, m’inquiéter ou me réjouir pour eux, observer silencieusement et espérer secrètement pouvoir en photographier quelques uns. C’est lors d’un voyage à Berlin que j’ai franchi le pas, j’osais enfin figer la rue et garder une trace de chaque rencontre qui n’en était pas une. Des instants en couleur, d’autres en noir et blanc. Au gré de mon humeur, de l’endroit où je me trouve, et de leur vie que j’imagine. Perdu dans l’espace et le temps, voici l’Inconnu. »

Rainer Pickle est graphiste de profession.  Il a travaillé pour des musées, des agences de publicité, des architectes, des théâtres, des organisateurs de concerts. En parallèle, depuis les années 1970, il se consacre à des activités artistiques telles que la peinture, les collages et les assemblages d’objets. Il est installé en France depuis 2011. Il a déjà exposé dans notre région en 2012 à la galerie d’art Le CLAP à Paraza et à la librairie Paroli à Minerve en 2015.  Les œuvres présentées au Coin d’Art à partir du 13  septembre sont une métamorphose d’objets par assemblage. Voici ce qu’il en dit : « Ces collages de matériaux sont le résultat d’un ramassage de déchets dans un fossé derrière le cimetière d’un village de la région. Cette ‚renaturalisation‘ a duré 6 semaines et arrangée à la main elle a créé des ‚sculptures‘ entre les arbres à coté de ce fossé. Au bout d’un an ces ‚sculptures‘, détruites par le temps, ont été triées selon les différents matériaux mis dans 12 caisses de vin. Cet ensemble a formé une nouvelle sculpture d’Art Brut tout en évoquant la poésie et la fragilité des déchets. »

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Cyrielle Riba is a self-taught photographer who turned professional in 2012 and who has shown in group and solo exhibitions. Her coming expo at le Coin d’Art lets us see her fascination with the unknown. “As far back as I can remember, I have always let my imagination roam to invent the lives of strangers who have crossed my path.  I imagine their stories, with concern or with admiration.  It was during a trip to Berlin that I took the plunge and took pictures to keep some evidence of those meetings which were in fact, not meetings at all.  Some were in colour and others in black and white – lost in space and time, here are the Unknown.”

Rainer Pickel is a graphic designer by profession and he has worked for museums, advertising agencies, architects and theatres.  At the same time, since 1970, he has devoted himself to his own artistic work: painting, collage and creation from found objects.  He has already shown in our region in the gallery Le CLAP (Paraza) in 2012 and in the Librairie Paroli (Minerve) in 2015.  The works presented in le Coin d’Art are of objects which have undergone a metamorphosis through being assembled together. This is what he says:  These assemblages are the result of collecting objects thrown away in a ditch behind the cemetery of a village in the area.  The objects were sorted according to their different materials and placed in 12 boxes previously holding bottles of wine.  This compilation has produced new Art Brut sculptures which evoke the romance and the fragility of the debris.

 

Vernissage en images

Posted in aquarelle, arts plastiques, bois flotté, sculpture bois

Rosy et William Moulin

Rosy Moulin dévoile ses sculptures solsticiennes. Quand surviennent les coups de mère de la capricieuse Méditerranée, Rosy Moulin fait sa collecte de laisses-de-mer déposées par les flots, les courants et les vents.

Parmi ces formes insolites échouées sur nos plages, elle sait choisir d’allurés et surprenants fragments d’environnement que son art de l’improvisation transforme et sublime pour leur donner une seconde vie.

De retour  dans son atelier et par de pertinentes inclusions et rajouts (galets, verres polis, métaux, dentelle….) l’artiste-décoratrice fait appel à son métier pour joliment ressusciter ces bois flottés. Entre les mains habiles de la plasticienne apparaissent alors  des pièces uniques qui s’offrent élégantes et aériennes aux yeux des amateurs de naturel.

William Moulin explore les lumières de l’aquarelle. Empruntant le sillon creusé par le maître Eugène Boudin qui affirmait que l’aquarelle sur le motif se prête à la connivence et à l’apprivoisement des lieux, William Moulin puise son inspiration in situ, entre  coteaux et méditerranée, où on le rencontre régulièrement, infatigable travailleur coloriste, son chevalet en bandoulière.

De ses touches légères, subtiles, posées sur un dessin solide, il sait nous compter les étangs, les garrigues, le canal avec la complicité de la lumière languedocienne unique qui nourrit sa peinture et lui conférer une séduisante sincérité,

Pour William Moulin une feuille, de l’eau, des pigments, avec les éléments pour complices, et c’est un monde de bonheur qui s’ouvre. Un bonheur que le chroniqueur visuel vous invite à partager en cette fin d’été aux cimaises du délicieux Coin d’art.

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Rosy Moulin will be unveiling her summertime sculptures.  Whilst keeping an eye on the temperamental swell of the Mediterranean, Rosy collects up what the tides, waves, currents and winds leave behind.

Amongst the unexpected detritus of our beaches, she knows how to choose unusual and attractive pieces which she will be able to transform and elevate, giving them a second life.  Back in her studio she adds pebbles, glass, metal, lace….. and applying her skills she produces unique pieces which are elegant and ethereal in the eyes of nature lovers.

William Moulin explores the light in his watercoloursFollowing the same path as the master, Eugene Boudin, William gains his inspiration working in situ, between the hills and the Mediterranean where you will regularly find him, a tireless painter with his easel slung over his shoulder.

With gentle and subtle touches added to accomplished drawing, he knows how to render for us the lagoons, the Mediterranean scrubland and the canal with the collusion of the unique light of the Languedoc which nourishes his painting.  For William, a sheet of paper, water, pigments are the elements leading to a world of happiness.  A happiness which this visual chronicler invites you to share as this summer draws to a close.